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 9ème mois an 35 - Récit d'une mission, en l'an 35, pour le compte de Lightwrath contre la Légion

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Linrielle Aubéclat

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Date d'inscription : 04/02/2011
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MessageSujet: 9ème mois an 35 - Récit d'une mission, en l'an 35, pour le compte de Lightwrath contre la Légion   Mer 23 Sep - 19:26

Ce soir nous nous sommes rassemblés comme souvent en début de mois. Tous réunis autour d’un verre pour distribuer les primes, c’est aussi l’occasion de passer un bon moment. On rit, on chante, on danse quand les conditions sont réunies. Mais dorénavant, le moment le plus important de ces soirées, c’est le moment où l’un d’entre nous raconte une histoire. Pas n’importe quelle histoire. Bien souvent, elle parle de l’Académie. Mais ce n’est pas la finalité de cet instant. Ces histoires sont la mémoire de l’Académie. Elles fournissent aux nouvelles recrues des bases sur lesquelles ils peuvent se construire. Elles nous permettent de laisser une trace.
Ce soir, moi, Linrielle Aubéclat, je serai votre annaliste. Je ne serai que la plume qui laisse la trace sur le papier. Salve-Serre est celui qui a laissé sa trace dans la mémoire des membres de l’Académie Maestria.


Alors que le silence se fait, Salve-Serre entama son récit :

Mon histoire commence…, dit-il s’arrêtant un instant, observant chacun des présents. Déjà, je dois préciser une chose pour que les bases soient bien posées. Ce n’est pas une histoire tirée du livre d’or des Fils de Quel’Thalas. Cette histoire fait partie de l’histoire des Maestrias. Surprenant ?
Draenor. Certains se souviennent de cette mission, mais nous avons été peu à y participer, aussi, il me parait bon de la raconter ici, bien mieux qu'un rapport, qu'un parchemin qu'on oublie, qui se tasse parmi tant d'autres. Nous étions en Gorgrond, dans ce camp de Crânes-Ricanants. Vous vous en souvenez, c'est inutile de décrire, mais... je vais le faire tout de même.

Déjà, les Maestrias étaient tout à Salve-Serre, l’esprit tourné vers son histoire, se désaltérant pour certains, faisant les provisions d’alcool pour d’autres. Certains arrivent juste à temps et s’installe en silence prenant un verre au passage.

Gorgrond, pour situer, c'était un mélange aléatoire de jungle et de désert, de marécages et de canyons asséchés. Avec quelques forteresses de la Horde de fer en bonus. Nous étions basés tout au nord de la zone, près de la côte. Chez des orcs natifs qui étaient... plus ou moins nos alliés, les Crânes-Ricanants. Des orcs très sympathiques... Alors que nous étions dans ce village, la réputation des Maestria commençait à se faire connaitre. Nous recevions déjà des commanditaires. Celui qui vint nous trouver ce soir-là n’était pas un des moins remarquables. Un elfe, aussi grand que moi, les yeux tout aussi argentés que l’était son armure.
La description du personnage rappela des images à certains. En regardant Lisonelle, j’ai vu son visage s’éclairer au moment où le visage de l’elfe lui revint en mémoire.
Lightwrath. Il œuvrait auprès des troupes de Talador –Terrokar, précisa Salve-Serre pour Syaméis, pour repousser la Légion aux portes d'Auchindoun. Sa mission, si nous l'acceptions, était d'accéder à Auchindoun, et plus précisément à un des tombeaux les plus souterrains qui s'ouvraient aux alentours, et le vider des cultistes qui y réveillaient les morts. Il fallait être rapide, efficace. Passer inaperçu le temps que lui et ses propres hommes finissent le travail. Autrement dit, il nous fallait nous limiter en nombre.

Thaleras semblait se souvenir de cette soirée, tout comme Lisonelle.

Une histoire de sombre rituel. Ça nous rappelle des choses, mh. Nous étions cinq. Thaleras, Aurenen, Lisonelle, Nessa, et moi-même, précisa Salve-Serre. Trouver le tombon ne fut pas très compliqué. Certains combattaient déjà devant. Sans y prêter attention, enjambant les corps des combattants morts, nous avons fini dans la première salle, l’antichambre, où un orc se vantait au milieu de flammes gangrénées.
En venir à bout ne fut pas compliqué mais, pendant ce temps, le Culte qui était derrière lui, corrompait encore les catacombes d’Auchindoun. Une fissure dans le mur permettait le passage. En un instant, les Maestrias ont soulevés leurs cœurs et leurs bottes puis enjambé la fissure.
Et nous nous sommes retrouvés à avancer dans de longs couloirs, sombres... oh, nous étions cinq elfes ce n'était pas encore embarassant... il n'y avait que les toiles d'octopèdes sur les murs, les tapissant presque, frôlant les cheveux... le silence. Le silence? Peut-être pas tant que ça, parfois un battement au moins, plutôt une résonnance... rien de plus.

Les réactions étaient visibles suite à la description des lieux. Lisonelle et Landris tiquaient respectivement de l’oreille et de l’œil.

Au final, nous avons débouché sur une salle. Vaste, des colonnes soutenant les plafonds bas, aussi chargée en collines d'os qu'en poussière, continua Désiré. Ensuite, un couloir qui s’ouvre plus loin. . Nous nous y dirigeons, optant pour une formation en colonne adaptée à ce genre de progression... presque à l'aveugle. Chacun avait une main sur l'épaule de l'autre, pour ne pas s'éloigner, se perdre, ou pire. A un moment, j'ai lâché l'épaule de Lisonelle. Difficile de raconter la suite, pardonnez-moi... je crois bien qu'un objet contondant m'avait pratiquement fendu la boîte crânienne. Quand j’ai repris mes esprits, un orc gisait à terre et Nessa écrasait des diablotins.

Elle en a fait un sport depuis : écraser des trucs à coup de bottes, ajouta Lisonelle.

Il m'est difficile d'être plus clair, reprit Salve-Serre, mais au moins, nous avons repris. Thaleras s'est placé derrière moi. Une main sur l'épaule. Continuant, dans ce couloir sombre, où bientôt je crois que... nous avons tous ressenti le même malaise. Les ombres. Elles fuyaient à nos pas, mais jamais bien loin... elles retenaient nos bottes, nos bras, nos épaules, non pas comme des mains mais comme des fils, se brisant à chaque resistance, néanmoins présente. Elles suivaient nos blessures, s'accrochant au sang. Au loin le gong sourd et lent s'accentuait, c'était... mh... opressant. J'imagine à la limite de l'angoisse. Et alors que nous avons approché la seconde salle, une nouvelle crypte, je me suis rendu compte de quelque chose, de très inquiétant, et je pense que vous pouvez très facilement deviner pourquoi… Thaleras n'avait plus sa main sur mon épaule.
Evidemment, nous ne pouvions raisonnablement pas crier, nous n'avions pas de gemmes, en Draenor et... il ne répondait pas. Nous n'avions plus que le son de nos souffles et un membre de moins dans notre équipée.
Aurenen a simplement tourné la tête, et a donné l'ordre de continuer. A dire vrai, je ne crois pas que nous aurions rebroussé chemin, mais au moins la confirmation était là. Continuer, se raccrocher à ça.

Plusieurs Maestria déglutirent au souvenir de la situation. Les oreilles s’abaissèrent, les verres se vidèrent.

La seconde crypte était occupée. Un orc, un draenei, et un gangregarde, couverts de runes, incantant de sombres incantations démonico-démoniaques... A vrai dire, ça ne paraissait pas compliqué, et ça ne l'a pas vraiment été, mais si l'élimination n'a pas été difficile... le combat nous offrit, avec sa générosité habituelle, un nouveau coup dur : Aurenen, frappé par un sort, fut projeté contre une tente. Je pense que s'il était simplement tombé sur la tente, ça n'aurait pas posé réel problème en réalité, il a la réputation d'être solide, mais il avait, tout bonnement disparu. Absorbé par les Ombres ? Dispersé dans le Néant ? Nous n’étions plus que trois. Et je crois que... l'idée de rebrousser chemin n'a jamais été aussi loin d'une oreille de Maestria autant qu'on s'en souvienne.

La tension de la situation se retrouvait dans la taverne, au point de faire sursauter Syaméis lorsque que Thaleras lui dérangea une oreille. Plusieurs Maestria acquiescèrent en réponse à Salve-Serre.

A ce moment, nous nous sommes retrouvés confrontés à un problème. Plusieurs à vrai dire. Mais l’actuel était cette porte de pierre à deux battants, semblant lourde, autant que peut l’être une telle porte. C'était certain, le battement, le gong sourd, les cultistes que nous devions abattre et leur chef étaient dans cette direction et...à ce moment-là, un long cri nous a dressé les oreilles. Un cri d'agonie, inhumain, ni même inelfique, à ce compte-là... l'echo le frappait sur tout les murs, dix, vingt secondes, une minute... Difficile de ne pas penser qu'un de nos disparus en étaient la source...
Toutefois, la porte a fini par céder sous la pression de nos bras, de nos dos, et à trois, seulement trois, les deux fantassins, la prêtresse, nous avons continué, jusqu'à ce hall, cette... nef, qui avait sans doute répercuté le cri.
Les Ombres suivaient encore nos pas, longeant le mur. Impossible de voir à deux mètres, mais il a été facile de deviner le couloir qui bifurquait, et la silhouette qui s'y dessinait.
Avançant vers nous, Aurenen se manifesta, merci d'ailleurs, avant que nous l'attaquions.

Landris prit alors la parole, plus à même d’expliquer la situation.

Plongé dans l'inconscience suite au sort qui m'avait fait disparaître plus tôt, je me suis éveillé, traîné par deux cultistes. Premièrement, je me suis dit qu'au vu de l'enthousiasme ou plutôt de l'absence d'enthousiasme, je disposais encore de temps avant de leur faire comprendre que j'étais éveillé. Secondement, isolé, je savais au moins Thaleras potentiellement dans la même situation. Je suis vieux : Je radote énormément, aussi, j'étais certain qu'à moins que nous soyions tous attaqués et enlevés un par un, je devais m'attendre à voir plusieurs personnes et à me signaler rapidement à cause des ténèbres ambiantes. Troisièmement, ils ont fini par évoquer la possibilité de me sacrifier. Je n'étais pas très motivé à me laisser tuer et nous approchions de la fin du couloir.
Je me suis redressé et je sais que je n'en ai pas l'air, mais je peux être vif encore à mon âge. J'ai bousculé celui qui tenait mon bras fort et lancé un souffle de flammes au visage de celui qui me tenait encore. Je mis feu à l’autre ensuite.

Le cri d’agonie visiblement, ajouta Salve-Serre.

Puis vinrent les bruits de pas. Soit c'était vous, soit c'était des individus à qui j'allais ôter la vie l'instant suivant. J'ai préféré me signaler au cas où.

A ce moment là, repris Salve-Serre, nous sommes devenus plus sûrs de nous. De trois, nous étions repassés à quatre. Certes, il nous manquait notre éclaireur, ce qui aurait été utile, et notre Capitaine, si vous vous en souvenez. Ce n'était pas rien.
Retour des couloirs, et des ombres, sauf que le silence se faisait moins présent, mais le bruit pas moins opressant. Des bruits de pas, quelques paroles, des incantations, le grouillement d'os qui remuaient... Et le débouché sur cette salle, bien plus claire, en longueur et longée de monticules d'ossements où parfois on croyait sentir un regard à dresser les cheveux dans la nuque. Mais honnêtement, ce n'est pas ça qui a attiré mon attention : deux cultistes, des orcs. Bardés de runes démoniaques comme on les aime tant, leurs gangregardes en prime, ça promettait un peu de mouvement concret. Et au fond... au fond, nous verrons ça après. Après avoir précisé que deux cultistes et leurs gangregardes n'ont pas été très difficile à renvoyer au Néant. Sauf qu'au fond, il y avait des poteaux, des prisonniers, elfes et draenei, qui y étaient solidement arrimés et un draenei de... mh... de bonne taille ma foi, je dirais un bon Utapahe de culminance, qui visiblement aimait à les sacrifier.
C'était réglé, c'était ce draenei qu'il fallait éliminer, et il nous l'a bien fait comprendre, alors qu'il commençait à se montrer assez désobligeant, du genre à lancer des sortilèges d'ombre plutôt douloureux avant même les présentations.
Le combat s'est montré rude. Nessa s'est trouvée isolée par un démon, en arrière. Lisonelle libérait les prisonniers un à un, qui, malheureusement, n'étaient pas tous en état de survivre. Et face au draenei, votre conteur et Aurenen, qui enflammait la pièce jusqu'à ce qu'un sortilège l'immobilise un instant, et le draenei frappait et frappait, j'ai fini par céder également, je suis tombé au sol, blessé, et j'ai entendu un cri, de Lisonelle. Elle appelait le Puits de Soleil, et elle, son père, et moi, avons donné une dernière frappe, commune, de trois cotés. Il va sans dire que le draenei ne pouvait pas survivre à trois brûlures simultanées, la bombe vivante d'Aurenen achevant magnifiquement l'office en faisant flamboyer les yeux de notre ennemi. Il y a eu un instant de flottement. Et Lisonelle s'est précipitée derrière l'autel. Derrière, il y avait Thaleras, qu'on avait débarassé de son armure, sortant tout juste de l'inconscience.

A ce moment, Thaleras refit le plein de son verre ainsi que celui de Lisonelle, se souvenant de cet instant sans en être insensible, la mâchoire carrée.

Nous sommes remontés en nous soutenant, je crois que... aucun de nous n'était vraiment indemne. Mais c'était mémorable et je pense que ça méritait d'être conservé dans les mémoires.

Ainsi s’est clôturée la séance du soir. Les visages des présents montraient bien les souvenirs que cette soirée avait laissé. Les douleurs des affrontements, la tension ressentit face à un danger invisible, la nécessité de la cohésion de groupe dans ce genre de cas.
Les Maestria se souviendront de ces instants. Et lorsque la mémoire leur fera défaut, ces écrits leur permettront de se rappeler. Grâce à ces écrits, l’histoire de l’Académie perdurera.
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