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 Les Ailes brisées du Marche-Soleil.

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Garahn

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Date d'inscription : 01/09/2011
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MessageSujet: Les Ailes brisées du Marche-Soleil.   Mer 30 Juil - 17:35

Orgrimmar. Théâtre depuis ces derniers temps de punitions de loyalistes de Garrosh Hurlenfer. Ce soir là, nous devions assister à l’exécution publique d'un de ses plus fidèles partisans. Accompagné de l'Académie au complet, ainsi que du clan Sangrehaine, j'étais là, à assister à ces têtes qu'on fait rouler comme une action monotone, qui lassait vite les citoyens.

  Alors que l'ennui faisait partir nombre d'Orcs, les portes de la vallée s'ouvrirent, laissant apercevoir celui qui était le « clou du spectacle ». Ce chef, au visage marqué par la guerre et au regard haineux défiant la foule. Je l'observai en silence. Il savait ce qui l'attendait, et pourtant il restait digne.

  Zal' prit la parole. Un très bel oratoire, il est doué pour chauffer le public. Puis il laissa place à Korrag Sangrehaine, qui leva sa lamepoing haut dans le ciel, fixant son ennemi.

« POUR LA HORDE ! »

  La tête roulait à terre. Un instant de clameur et de joie explosa, alors que le temps se mit subitement à ralentir. Des cris et des rires déments retentirent dans la vallée.

  Une volée de plombs fila sur nous.La dernière chose que je me souvienne, c'est d'avoir senti Désiré me bousculer alors qu'il gagnait un endroit à couvert.

  Puis je tombais, une douleur abominable à la gorge, entendant çà et là des cris d'horreur. Je me suis senti léviter, puis plus rien.

  Je sombrais, je tombais d'une chute sans fin à m'en donner le vertige. Tout autour de moi, des visages que je reconnaissais. Ma famille, mon frère, les Maestria et Deljiina. Mais pourquoi Delji en particulier ? Elle était plus nette que les autres, plus proche. Je ne comprenais pas.

  J’atterris alors avec douceur sur le plancher d'une hutte que je reconnaissais. Une hutte des Pitons du Tonnerre.... Mais atterrir était un bien vague terme. Je flottais. Pourquoi ? Et surtout...

  Pourquoi je me voyais ? Là, au sol, en sang, avec Delji agenouillée, en panique... Comment je pouvais me voir d'un œil extérieur ?

« Hé mec tu vas pas me faire ça maintenant! Je ferais comment moi après sans toi ?! »

  Sa voix résonne étrangement. Évidemment, je ne suis pas dans mon corps, je n'ai pas la même ouïe. Mais par An'She, j'avais peur. Peur de me voir comme ça. Est-ce que ça signifiait que j'étais mort, ou en passe de l'être ? J'avais envie de parler, de dire à Delji que j'étais là, près d'elle. Ce que je fis.

« Elle ne t'entendra pas Garahn. »

  Je tournais la tête, et mon cœur ne fît qu'un bond. Je n'arrivais pas à croire ce que je voyais.

« Hu-... Hushak ? Mon frère ! C-comment ? »

« Tu n'es pas dans le monde réel Garahn. Ici, c'est le plan spirituel, ce plan où tu guides toutes les âmes perdues à chaque fois que tu pries pour elles. D'ailleurs, beaucoup aimeraient te remercier tu sais. »

  Mon frère, un Tauren encore plus massif que moi, se mit à rire avant de s'approcher de moi pour me serrer dans ses bras. Je restais là, silencieux, incapable de prononcer la moindre parole ni de bouger le moindre petit doigt.. Je savais qu'un jour je le reverrais, mais pas aussi brutalement.

« Un plomb dans la gorge hein ? Décidément, tu es moins chanceux que moi. Enfin, si la Trollesse arrive à te ramener à elle, tu le seras plus. »

« … Je ne me souviens de rien. La tête est tombée puis - »

« -Inutile de t'en souvenir. Ce qui compte pour l'instant, c'est que tu survives. Tu ne vas quand même pas mourir ici d'une simple balle ? Ca serait idiot. Surtout qu'elle se donne du mal pour toi. »

  Il désigna Deljii du doigt, que je regardais, avec un regret non-dissimulé. Elle se démenait pour moi, se fatiguant à vue d’œil. Son visage crispé et son regard en disaient long. Je ne pouvais pas en rester là. Hushak me jeta un nouveau regard, un sourire malin en coin.

« Moi qui pensais que tu allais finir par te trouver une petite Taurène à ton goût, voilà que j'apprends que celle que tu as choisi n'a ni sabot, ni cornes. Tu m'étonneras toujours petit frère. »

« Je, euh, c'est... »

  Il se mit à rire de nouveau, un peu moqueur, mais respectueux de mes choix. Puis il reprit son sérieux, croisant les bras, me toisant de son regard qui me met toujours aussi mal à l'aise.

« Et tu comptes la laisser seule à chagriner, pauvre bêta ? Pire encore, tu comptes abandonner ce que tu considères comme ta famille, les Maestria ? Tu sais qu'au fond de toi, tu ne veux pas les abandonner aussi vite. Alors bouges toi le derrière si tu veux encore être avec eux, et avec elle.  Là tu es véritablement en train de mourrir, regardes toi. Tu trembles, tu as froid, et tu délires. Je ne te donne pas deux minutes pour que ton âme ne soit liée ici à tout jamais. Tu vas mourir, Garahn. »

  Sa dernière phrase me fit un choc. Moi qui avais toujours dit que la mort ne me faisait pas peur, voilà qu'au pied du mur, cette volonté se démonte. Mais, ce n'est pas le fait de perdre ma vie qui me fait réellement peur. Non, ce dont j'ai peur, c'est faire beaucoup de mal à mes compagnons, et à Deljii.

« Hors de question que j'y reste aujourd'hui ! » Tonnais-je alors à mon frère, bien déterminé à lui faire comprendre que je n'allais pas me laisser mourir. « Je dois encore honorer ta mort, Hushak mon frère. Je dois encore protéger les Maestria, ma famille ! Je dois encore rester avec elle, même si je ne suis absolument pas doué pour le lui dire ! »

  Je me renfrognais alors à ces derniers mots. Il est vrai que jusque là, je n'ai jamais réussi à prononcer cette simple phrase de trois mots qui engage n'importe qui. Et, alors que je détournais le regard de mon frère, j'entendis Deljii, encore une fois.

« C'est ça mec, parles-moi, restes là, continues de parler même si je comprends pas c'que tu dis. Faut pas mourir... »

  Elle me soignait sans relâche, et je me sentais alors aspiré par une force inconnue. Hushak me regardait, satisfait. Je me décomposais en de fin filaments, qui convergeaient tous vers mon corps. J'étais surpris. Heureux mais surpris. Elle avait réussi. Je lui dois tant.

« Ton voyage n'est pas terminé Garahn mon frère. Vas, et continues ton chemin. Nous nous reverrons. »

  Il me fit un signe de la main, et je m'évanouissais de nouveau dans le flou des ténèbres.

  Le lendemain, je fût réveillé par une douce mélodie elfique qui envahissait l'endroit où j'étais allongé.
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